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Sécurité et qualité de vie autour de la rue Fabry. (Mme BOONEN)

« Notre commune comporte de nombreuses crèches et écoles de différents réseaux. Il s’agit d’un de ses attraits aux yeux des jeunes familles qui viennent s’établir à proximité de ces établissements, à la recherche d’un enseignement de qualité et d’un mode de vie plus respectueux des personnes et de notre planète. Il y a la rue Fabry qui comporte plusieurs crèches et écoles, tant francophones que néerlandophones, et mérite à ce titre une attention particulière. Actuellement, les difficultés sont nombreuses tant pour les riverains que pour les parents et enfants fréquentant ces établissements : embouteillages, trottoirs étroits et encombrés, pots d’échappement à hauteur des poussettes et des jeunes enfants. Les familles qui privilégient les modes de déplacement doux ou transports en commun, celles qui viennent à pieds depuis le quartier n’ont donc pas une fin de parcours sécurisée ni agréable. Et les enfants qui y sont conduits en voiture subissent également ce stress de fin de parcours. Les demandes des riverains pour plus de sécurité (vitesse adaptée et respectée, trottoirs protégés, lutte contre la problématique du stationnement « sauvage »…) ne datent pas d’hier et ils vous ont certainement déjà interpellés à ce sujet. Nous avons pu constater que les citoyens de ce quartier sont très actifs et porteurs de solutions, notamment avec le projet rentré dans le cadre du budget participatif. Mes questions pour le Collège :

  • Quels sont les projets à court, moyen et long termes en matière de mobilité et d’aménagements pour la rue Fabry ?
  • Quelle concertation et quels contacts ont déjà eu lieu (ou sont prévus) avec les riverains de cette rue et plus globalement avec le quartier ?
    Quelles suites avez-vous prévues ?
  • Comment pouvez-vous, outre le projet citoyen qui sera financé et réalisé, aller plus loin et penser le réaménagement de ce quartier comprenant crèches, écoles
    et de plus en plus de jeunes familles soucieuses d’un cadre de vie agréable, sécurisé, sain et permettant des déplacements moins motorisés ? »

M. MATGEN donne la réponse suivante :

« Concernant la rue Fabry, voirie en sens unique, le trottoir est rétréci côté impair sur une trentaine de mètres pour permettre de déposer les enfants sans bloquer le passage. On a toutefois constaté que certains parents stationnaient sur le trottoir, côté pair, à hauteur des 2 crèches et de l’école néerlandophone, « obligeant » dès lors les automobilistes à rouler sur le trottoir côté pair pour dépasser les véhicules garés en infraction. Le service gestion de l’espace public a donc dû placer une forêt de potelets, côté impair dans un premier temps, puis sur toute la longueur, côté pair, depuis le n° 26 jusqu’à la rue des Déportés. Initialement, avant le réaménagement du boulevard de la Woluwe, la commune avait obtenu de la Région l’instauration d’une zone de dépose-minute, sur la latérale du boulevard de la Woluwe, qui fonctionnait efficacement, de 07h30 à 09h. Ce système permettait d’alléger la pression sur la rue Fabry. Ce système ayant disparu depuis l’arrivée du tram, le service gestion de l’espace public étudie la possibilité de réduire la bande de circulation de la rue Fabry afin d’y élargir les trottoirs conformément aux dispositions du RRU. Cela dépend d’une réflexion plus globale concernant la mobilité dans le quartier. Une autre piste envisagée serait de créer 2 places de parking, limitées à 15 minutes, à hauteur du n° 26 de la rue Fabry, pour pouvoir déposer les enfants à la crèche. Cela nécessite, en revanche, pour les riverains d’accepter de libérer ces emplacements en matinée. La fonction de « dépose-minute de fait » que constitue la rue étroite en sens unique permettrait aux écoles et crèches qui le souhaitent d’organiser la réception des enfants sur le trottoir en veillant à ne pas obstruer la voirie plus que quelques secondes. Il revient aux riverains d’admettre que ces ralentissements ponctuels et limités dans l’horaire d’une journée seraient bien moins préjudiciables que du stationnement sauvage dans tout le quartier. D’ailleurs, les statistiques communiquées par la zone de police démontrent que la rue Fabry est relativement épargnée. En 2019 et 2020, on dénombre au total 22 accidents dans le quartier (principalement des dégâts matériels) dont 1 seul concerne la rue Fabry. A noter qu’en 2020, aucun accident n’a eu lieu en matinée dans le quartier. La réflexion du service va donc au-delà de la seule rue Fabry. Celle-ci porte sur une possible réorganisation des flux de circulation à l’échelle du quartier. C’est notamment la raison pour laquelle des analyseurs de trafic y ont été placés ces derniers mois à la demande de la commune, notamment rue de la Station et rue des Déportés. Cette réflexion s’inscrit dans la continuité des aménagements déjà réalisés dans le quartier et discutés avec les habitants de celui-ci. La rue du Pontonnier a, par exemple, été rénovée tout récemment. Il y a quelques années, le tronçon de la rue des Déportés, situé entre les rues Fabry et du Pontonnier, a été entièrement réaménagé afin de sécuriser l’arrivée des enfants et de mieux organiser la circulation automobile en séparant le trafic de transit du lieu de dépose des écoliers. Cet aménagement de la « placette » permet désormais aux bus scolaires de faire demi-tour devant l’école « La Providence », sans devoir reculer dans la rue Fabry comme c’était le cas précédemment. Au débouché de la rue Fabry, la commune a créé un trottoir traversant pour obliger les conducteurs à aborder au pas la zone de « dépose-minute ». Afin de dissuader le trafic de transit, l’ensemble de quartier (rue de la Station incluse) a été mis en zone 30, et ce bien avant la ville 30 donc, et des dispositifs ralentisseurs (plateaux et passages piétons surélevés) ont été aménagés à ses différents accès. La hiérarchie des voiries a également été revue : au débouché de la rue des Déportés sur la rue Voot, un panneau « céder le passage » a été installé, les véhicules devant patienter pour s’insérer dans le trafic aux heures de pointe. En ce qui concerne l’aménagement de l’espace public, le quartier n’a cessé d’évoluer au cours des dernières années et ce sera encore le cas, notamment grâce au budget participatif. Ce quartier fait partie de la maille Stockel dans le plan régional Good Move. La Région avait proposé d’y mener une étude de mobilité mais Woluwe-Saint-Pierre n’a pas déposé de candidature. Le dossier de Woluwe-Saint-Lambert a, en revanche, été retenu pour la maille Roodebeek. Malheureusement ce quartier de la commune ne fait pas partie de cette maille. Néanmoins, comme expliqué précédemment, une réflexion à l’échelle du quartier est en cours au sein des services communaux. Nous ne manquerons pas, une fois cette réflexion aboutie et, dès que ce sera possible au regard de la situation sanitaire, d’organiser une réunion avec les habitants du quartier pour la leur présenter. Nous interrogerons également les directions des écoles et des crèches sur l’exécution de leurs plans de déplacements éventuels. Nous savons, par exemple, que 2/3 des enseignants de la Providence proviennent de l’extérieur de Bruxelles. L’Institut de la Providence organise également 3 rangs piétons en fin de cours. Pour terminer, je rappelle que le service communal de la prévention est conscient des difficultés qui peuvent être rencontrées le matin aux abords des établissements scolaires et des crèches de ce quartier. Les gardiens de la paix s’y rendent régulièrement. Ils sont également présents lors des opérations « Cartable » et « Back to school ». Par exemple, depuis le début de cette année scolaire, les gardiens de la paix ont été présents :

  • 12 fois en entrée en cours ;
  • 22 fois durant le midi (pause du midi et sortie des mercredis) ;
  • 14 fois en sortie de cours.

Ils passent également régulièrement à vélo dans le quartier et ont obtenu la présence ponctuelle de la police lorsque cela s’avérait nécessaire. Une nouvelle campagne de sensibilisation concernant le respect du code de la route aux abords des écoles, notamment le rappel de couper son moteur lorsqu’on est à l’arrêt, y sera menée. Le site fait partie des lieux arrêtés par le Collège. Lorsque la prévention ne suffit pas, des sanctions administratives sont également prises. En 2019, 26 SAC ont été prises pour des infractions commises rue Fabry et, en 2020, on en dénombre 10. »

Mme BOONEN demande dans quel laps de temps se fera la communication vers les riverains.

M. MATGEN répond que l’objectif est que cela se fasse dans le courant de l’année 2021. Il rappelle que les réunions de quartier en présentiel étaient impossibles en 2020 et le sont encore actuellement. Il souhaite idéalement que cela puisse se faire en présentiel mais se dit prêt à s’adapter si la situation sanitaire ne le permettait pas.

Mme BOONEN confirme que les riverains et le comité de quartier restent en attente d’un contact.

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