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Comment sortir de la crise du COVID-19 : confinement ou prévention ? (Mme GOOSSENS)

Mme GOOSSENS interpelle le Collège comme suit quant aux moyens pour sortir de la crise du COVID-19 :
«La crise sanitaire s’éternise avec toutes les conséquences que l’on connaît. La campagne de vaccination qui a commencé apporte l’espoir d’atteindre peut-être d’ici dix mois une immunité collective. Et les gestes barrières restent toujours de mise. Mais ne devrions-nous pas parler d’avantage de prévention ? Dans le journal L’Écho du 4 décembre dernier, les docteurs Thierry HERTOGHE et Sabine VRANKEN ont publié une lettre ouverte aux ministres responsables de la santé, au Premier ministre et aux citoyens belges. Cette carte blanche est cosignée par 55 médecins multidisciplinaires et 41 professionnels de la santé, en première ligne. Ils préconisent 5 mesures préventives simples basées sur des études scientifiques et sur leur expérience :

  • prendre un supplément de zinc (20 mg par jour),
  • prendre un supplément de vitamine D3 (minimum 2000 IU par jour),
  • se nourrir sainement,
  • aérer et humidifier l’air dans les pièces,
  • continuer de porter un masque en présence de personnes extérieures.

Ils estiment le coût de la prise de zinc et de vitamine D3 à 33 cents par jour ou 10 EUR par mois. Ces mesures ainsi qu’une bonne hygiène peuvent nous aider à renforcer notre immunité et à lutter non seulement contre le COVID-19 mais aussi contre bien d’autres infections et cancers.
Voici mes questions pour le Collège :

  • En attendant une communication plus globale, pourrait-on relayer cette information via le Wolu Info, le site de la commune, dans les écoles, au CPAS… ?
  • Pourrait-on veiller à aérer chaque jour et à humidifier les pièces dans les bâtiments communaux (écoles, crèches, home du CPAS…) ?
  • Pourrait-on envisager une aide spécifique pour aider les personnes précarisées à appliquer ces mesures préventives, par exemple via les colis alimentaires ? »

M. MAINGAIN répond qu’il partage la préoccupation de Mme GOOSSENS de rappeller régulièrement les mesures préventives. Parmi les mesures préconisées par
Mme GOOSSENS, il distingue ce qui relève du domaine médical de ce qui relève d’un niveau plus général. Il affirme que le Collège a pris pour principe de considérer qu’il ne revient pas à une autorité communale de préconiser des traitements ou la prise de médicaments, même s’ils sont en vente libre car, en concertation avec des médecins, il apparaît que des suppléments de vitamines ou de zinc peuvent ne pas être adaptés à certains cas individuels. Il refuse donc d’engager la responsabilité de la commune par rapport à des traitements médicamenteux et préconise que les citoyens s’adressent à leur médecin généraliste. En ce qui concerne les mesures plus générales, il signale que l’aération est une pratique généralisée et constante, notamment dans les écoles. Il confirme que c’est une mesure qui peut être rappelée, notamment par le journal communal, lors d’activités restreintes et par le service d’aide à domicile qui rappelle déjà les mesures préventives aux bénéficiaires à l’aide de feuillets. Il est également d’avis que c’est la répétition qui peut conduire à l’adoption des bons comportements et s’engage volontiers à relancer une campagne d’information.

Mme GOOSSENS fait remarquer que la vitamine D n’est pas un médicament et qu’elle manque à beaucoup de personnes par manque de lumière. Elle signale que le Royaume-Uni envisageait même d’en distribuer gratuitement. Elle s’étonne que les médecins consultés émettent des doutes par rapport à son utilité.

M. MAINGAIN répond que la question n’est pas qu’ils émettent des doutes par rapport à son efficacité mais que la dose à prendre doit être déterminée avec son médecin généraliste. Il ajoute que, dans certains compléments alimentaires, elle est combinée avec d’autres vitamines. Il ne veut pas engager la responsabilité de la commune par rapport à un traitement individuel.

Mme GOOSSENS suggère que l’on attire l’attention sur l’importance de la vitamine D en précisant qu’il faut demander l’avis de son médecin ou pharmacien.

M. MAINGAIN approuve cette formule.

Mme BETTE suggère que l’on demande confirmation aux médecins membres de l’assemblée.

M. MELIN rejoint les propos de M. MAINGAIN. Il confirme que ce type de complément alimentaire est à prendre en accord avec son médecin.

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