Sélectionner une page

Communication autour des aides spécifiques apportées par le CPAS en ces temps de crise sanitaire. (Mme VERSTEGEN)

Mme VERSTEGEN interpelle le Collège comme suit concernant la communication autour des aides spécifiques apportées par le CPAS en ces temps de crise sanitaire :

« Le CPAS a reçu près de 783.000 euros du fédéral pour aider les habitants de notre commune qui risquent de tomber dans la précarité en ces temps de crise sanitaire, pour aider à payer leurs factures, leur loyer, leurs frais médicaux, etc. Ce montant est à dépenser jusque fin 2021. Lors du Conseil communal d’octobre dernier, nous avions reçu certaines réponses quant à la manière dont les habitants allaient être informés à ce sujet. Vu que ces aides s’adressent à un public plus large, la présidente du CPAS avait ainsi confirmé l’enjeu de sensibiliser des « personnes qui ne sont pas familières du CPAS (telles que les indépendants), vis-à-vis desquelles il faut faire des démarches particulières car c’est très dur pour ces personnes de franchir la porte du CPAS ». La présidente avait de manière paradoxale expliqué le refus du CPAS d’adresser un courrier aux indépendants ayant bénéficié du droit passerelle et aux personnes en chômage temporaire, malgré l’accès aisé à une liste comprenant les données postales de ces 13.800 personnes touchées par la crise. Elle nous a ainsi expliqué lors du Conseil communal que cette question devait d’abord être étudiée par le service juridique. La présidente nous a également expliqué que le CPAS utilise « ce qui existe au niveau communal comme moyen de communication pour cibler les bonnes personnes ». Depuis lors, un article relatif à ces aides a été publié dans le Wolu Info. En réponse à une question écrite du groupe Ecolo fin novembre, nous avons également été informés que, sur les 56.000 habitants de la commune, certains parents dont les enfants fréquentent une crèche communale (mais pas tous) ont reçu un courrier les avertissant de cette possibilité d’aide. 100 personnes ont aussi été informées via le service F.A.S.E. et le service social pour personnes handicapées de la commune. Quant à la note de politique générale du CPAS pour 2021, que nous avons découverte lors du Conseil communal de décembre, elle ne dit rien sur cet enjeu d’information et de sensibilisation de nouveaux publics qui pourraient bénéficier de ces aides liées au COVID. Nous voyons à titre de comparaison que le CPAS de Schaerbeek mène une campagne de communication active pour promouvoir ces aides, tant sur les réseaux sociaux que par un affichage en rue. À Saint-Gilles, j’ai vu des affiches très colorées qui présentent les aides. Enfin, nous sommes en contact avec une psychologue qui travaille à Woluwe-Saint-Lambert. Elle nous a fait part de la détresse non seulement psychologique, mais aussi matérielle, de plusieurs personnes, en particulier des jeunes. Certains, ayant perdu leur job, n’arrivent même plus à se nourrir correctement et ne savent pas vers qui se tourner. Voici mes questions au Collège :

  1. Quelle part environ du subside fédéral de 783.000 euros a-t-elle jusqu’à présent été attribuée en aides ? Environ combien de dossiers de demandes ont-ils été introduits, et combien d’aides ont-elles été accordées et/ou refusées ? Quelles sont les premières leçons tirées à ce sujet ?
  2. Quelles sont les conclusions du service juridique quant au recours aux listes des indépendants qui ont bénéficié du droit passerelle et des personnes en chômage temporaire ?
  3. Quelles autres mesures de publicité sont-elles prévues pour informer et sensibiliser sur ces aides, quelle est la stratégie du CPAS pour « cibler les bonnes
    personnes » ? Le CPAS de Woluwe-Saint-Lambert va-t-il à son tour mener une campagne de communication proactive, sur les réseaux sociaux et via un affichage en rue ?
  4. Le Collège a-t-il de son côté prévu d’autres actions pour informer et sensibiliser les habitants sur ces aides ? 5. Enfin, pourrait-on transmettre une information à propos de ces aides et des démarches à suivre, via les écoles d’enseignement supérieur, les centres médicaux et paramédicaux ainsi que via les médecins généralistes et les psychologues exerçant dans notre commune ? »

En ce qui concerne les questions relatives aux actions menées par le CPAS, M. MAINGAIN répond que les réponses devront être données en Conseil de l’Action sociale, dans le respect de la règle de confidentialité. Par ailleurs, il se dit heurté que l’intervenante préconise le recours à une forme d’affichage public pour donner des informations relatives au soutien qui peut être apporté aux personnes en difficultés. Il considère que c’est insultant pour ces personnes et qu’il s’agit d’une méthode archaïque. Il explique que la commune a mis en alerte tous ses services, tous ses réseaux pour que les personnes qui s’adressent, en toute confidentialité, aux assistants sociaux des différents services soient bien informées et reçoivent des conseils individualisés. Il estime que c’est dans la qualité de la relation humaine individualisée que l’information doit être communiquée. Il affirme que cela se fait quotidiennement par les assistants sociaux de la commune et du CPAS. Il répète qu’il est heurté par cette méthode d’affichage car les aides ne sont pas un produit commercial.

Mme VERSTEGEN se dit surprise par la réponse de M. MAINGAIN. Elle n’est pour sa part pas heurtée par l’affichage public qui est une communication bien large. Elle estime qu’une publication dans le Wolu Info est aussi une forme d’affichage public.

M. MAINGAIN répond qu’un article d’information dans le journal communal est tout différent d’un affichage de type commercial, une affiche se limitant par définition à quelques formules publicitaires. Il ajoute que les services communaux sont très étendus (assistants sociaux, crèches, enseignants…) et connaissent les personnes susceptibles de devoir bénéficier des aides de la commune ou du CPAS, que le personnel connaît l’information et sait à qui il doit la relayer. Il ne croit pas un seul instant qu’une affiche puisse inciter quelqu’un à pousser la porte du CPAS. Il fait remarquer que certaines personnes vivent cela de manière humiliante. Il préfère ce qui se fait à Woluwe-Saint-Lambert, dans le contact personnalisé. Il trouve cela beaucoup plus respectueux de la personne.

Mme VERSTEGEN maintient que les affiches sont intéressantes dans la situation actuelle car pas mal de personnes passeraient entre les mailles du filet. Elle met en doute le fait que les services communaux connaissent en détails la situation de tous les habitants de la commune.

M. MAINGAIN répond que c’est pour cela que l’on a publié un article dans le Wolu Info, plus respectueux de la personne.

Mme GOOSSENS demande si l’on ne pourrait pas essayer de toucher les personnes dans le besoin via les médecins généralistes, les psychologues de la commune…

M. MAINGAIN répond que c’est une question à poser au Conseil de l’Action sociale.

Share This