L’histoire d’ECOLO à Woluwe-Saint-Lambert

Publié le dimanche 10 juin 2012

Ecolo est présent au Conseil Communal de manière ininterrompue depuis 1982. Toujours dans l’opposition !

Carla Goffi fut notre première représentante, jusqu’en 1988. Sa voix chaleureuse, légèrement teintée d’accent italien, résonne encore aujourd’hui dans la salle du conseil. Et son tempérament extraordinaire était très remarqué lorsqu’elle prenait la parole pour s’exprimer à propos de sujets qui lui étaient chers. Bizarrement elle fut ensuite présente comme indépendante de gauche (Verts Alternatifs) sur la liste du … PS en 1988. C’était en fait la conséquence de dissensions, à l’époque, entre (pour faire court) les écolos « gauchistes » (dont elle) et les autres, au sein de la régionale bruxelloise du parti. Mais nous avons fait la paix des braves avec Carla depuis longtemps.

Georges Vanlerberghe prit la relève comme tête de liste et unique élu écolo aux élections de 1988. Son style était très différent. Il faisait parfois sourire certains, notamment quand il déclarait parler au nom du « groupe » écolo. Mais il n’avait pas peur d’être seul à avoir raison contre tous. Il a certainement contribué au sauvetage de l’Hof ter Musschen en maintenant la pression sur les décideurs par ses multiples interpellations.

1994 : nous obtenons deux sièges. Bernard Ide et Chantal Dransart formeront un excellent tandem pendant six ans. Une alliance de circonstance entre le PSC et le PS nous empêche d’accéder au CPAS (élection au second degré). Ce qui nous fit dire en clin d’œil à de nombreuses reprises à Michel Lemaire - le leader PSC de l’époque - que notre objectif principal pour les élections de 2000 était d’avoir au moins trois élus, ce qui nous ouvrait automatiquement les portes du CPAS sans avoir besoin d’alliances avec d’autres partis puisqu’ils ne voulaient pas de nous…

2000 : en fait, avec notre souhait d’avoir trois élus, nous étions nettement en deça de la réalité. Portés par la vague gagnante d’Ecolo de 1999, nous passons de deux conseillers à sept (dont une Agalev) élus ! Marie-Pierre Mathy, Patricia Grandjean, France Libotte, Bernard Fincoeur et Saida Haja (Agalev) rejoignent les deux conseillers réélus. Saïda doit encore toujours se demander ce qui lui est tombé sur la tête, elle qui ne figurait pourtant qu’en dixième rang, bien éloignée des places dites éligibles ; elle démissionnera très rapidement et sera remplacée par Denis Fierens. En mai 2001, Bernard Ide devient député au parlement bruxellois et respecte la règle de non cumul d’Ecolo. Il sera remplacé par Véronique Rosiers. Patricia Grandjean, trop "femme de terrain" pour se sentir à l’aise dans sa position de conseillère d’opposition, laisse sa place à France Wergifosse. Ensuite, nous connûmes l’immense tristesse du décès inopiné de notre chef de groupe Denis Fierens, excellent tribun. Il fut remplacé par Martine Arnould, à qui il ne fallut que fort peu de temps pour, aux dires de tous, trouver ses marques. Finalement, nous connûmes un dernier changement avec le déménagement de France Libotte vers Berchem- Sainte-Agathe. Elle fut remplacée par Geneviève Vermoelen, une militante de base Ecolo depuis toujours. Beaucoup de mouvement, tout cela, mais c’était difficilement évitable avec un certain nombre d’élus qui ne pensaient pas l’être. Notons quand même que la moitié des sièges Ecolo ont été occupés par les mêmes personnes pendant toute la législature, et que les suppléants ont été à la hauteur de leur tâche. Grâce à notre succès nous obtenons d’un seul coup, grande satisfaction, nos trois premiers sièges au CPAS : Thierry Doornaert, Françoise Verheyden et Brigitte Papeians. Ils en feront, tout le monde en convient, le meilleur usage.

Enfin, aux élections communales de 2006, nous sommes entrés dans le cartel « Cap Woluwe » qui a échoué dans sa tentative d’obtenir la majorité absolue. Mais cela n’a pas empêché Ecolo d’obtenir 4 sièges dans ce cartel (Martine Arnould – Christine Coppin – Bernard Fincoeur – Bernard Ide), ce qui correspond à la moyenne régionale du parti. Et nous avons obtenu deux sièges au CPAS (Rosiers - pour un an -, et Thierry Doornaert parti pour des raisons professionnelles, remplacé par Françoise Verheyden puis par Brigitte Papeians en 2009 et 2012.

Voilà la courte histoire d’un parti qui a donc toujours été dans l’opposition, ce qui ne nous a pas empêchés d’obtenir quelques succès - avec d’autres -, comme la lutte pour la préservation de la métairie Van Meyel et l’Hof ter Musschen, et la lutte contre le projet d’extension de la maison communale sans concertation préalable ; ou encore l’intention du collège d’installer un practice de golf et plus tard le chenil communal dans un espace vert derrière Kapelleveld, sans oublier sa volonté de construire un grand hall de sport tout près des habitations du quartier Charmille – Bouleaux - Peupliers. Nous avons également soutenu la lutte des comités de quartier qui ont profondément modifié le projet initial d’aménagement du square de Meudon par le Collège, qui ont lutté contre l’intention du Sacré Cœur de Lindthout de construire dans le parc. Par contre, certains grands combats ont été perdus, comme celui contre le grignotage d’espaces verts au Val d’Or, et aussi les quelques 25.000.000 d’euros dépensés avec les deniers communaux sans demande de subsides pour l’aménagement de Wolubilis. Nous verrons ce qu’il en sera en ce qui concerne l’aménagement de la place Saint-Lambert...

La locale Ecolo est une association de fait. Nos réunions sont ouvertes à tous ceux qui partagent nos idées, ils ne doivent pas nécessairement avoir « la carte » du parti. Depuis que nous sommes structurés d’une manière durable (un mot qui nous est cher !), nous avons connu trois secrétaires politiques : Jean-François Nandrin (2000-2003), Frédéric Lessire (2004-2006), et Jean-Claude Van der Auwera (2006-2009 & 2009-2012).

(À suivre !) Nous espérons que les nombreux nouveaux candidats que comporte notre liste pour les élections communales d’octobre 2012 viendront prochainement compléter par leur présence au Conseil Communal ou dans d’autres associations communales notre courte mais passionnante histoire.

Bernard Ide, 09.06.2012