Communiqué de presse : Inacceptables attaques personnelles du bourgmestre Maingain à l’encontre d’une élue Ecolo au conseil communal de Woluwe-Saint-Lambert

Publié le vendredi 22 mars 2019

Lundi 18 mars, lors du Conseil communal, nous avons une fois de plus été les témoins d’un comportement détestable de la part notre bourgmestre. Critiqué lors d’une interpellation portant sur le journal communal et la condamnation de la commune pour avoir enfreint la loi sur l’usage des langues en région bruxelloise, il s’est livré à deux reprises à des attaques personnelles perfides contre une élue Ecolo citoyenne européenne originaire de Barcelone. Le prétexte de ces attaques : un amalgame insupportable accusant notre conseillère, militante catalane, de « fréquentations suspectes » avec les « extrémistes flamands ».

Nous comprenons qu’une interpellation sur le sujet de la condamnation de la commune, renforcée par un arrêté du Ministre-Président bruxellois qualifiant les dépenses correspondantes (174.000€) de « dépenses irrégulières » et enjoignant les membres du Collège à rembourser la caisse communale sur leurs propres deniers, soit de nature à contrarier notre bourgmestre frappé au coeur de son vieux fonds de commerce d’agitateur linguistique.

Nous ne pouvons pas accepter de la part d’un responsable politique qui se présente comme « défenseur des droits fondamentaux  » qu’il fasse de tels amalgames entre ses « meilleurs-adversaires » de la NVA et une élue dont le seul tort, en dehors de son activité politique à WSL, est de protester contre l’emprisonnement politique de 9 dirigeants catalans. Parmi ceux-ci , l’ex-vice-président régional (ex-Eurodéputé), la présidente du Parlement autonome, cinq ministres régionaux (dont un ex-Eurodéputé écologiste) et 2 dirigeants d’associations indépendantistes. Il faut rappeler que plusieurs cours de justice européennes en Belgique, au Royaume-Uni et en Allemagne ont refusé de faire suite aux demandes d’extradition des dirigeants catalans en exil en rejetant comme non fondées les charges de rébellion dont ils sont accusés. Venant du prétendu « défenseur des minorités », nous aurions attendu plus de discernement !

Núria Bordes-Castells n’en demandait pas tant ! Elle souhaite avant tout se consacrer à son mandat de conseillère communale Ecolo et n’a jamais fréquenté d’extrémistes. Elle s’est cependant déclarée sereine : « Je lui ai rappelé que je m’adressais à lui comme n’importe quelle élue belge et qu’il ne fallait pas tout confondre ! ».

Philippe Vandemeulebroucke Conseiller communal, Chef de groupe

Núria Bordes Castells Conseillère communale