Wolu Info - Octobre 2017 : Qualité de l’alimentation offerte dans les cantines du réseau scolaire communal

Publié le dimanche 15 octobre 2017

Il y a près d’un an, Jean-Claude Van der Auwera, conseiller communal Ecolo, était intervenu au Conseil pour attirer l’attention du bourgmestre et des échevins sur les manquements du fournisseur des repas scolaires : excès de sel, pourcentages d’aliments bio et proportion d’aliments d’origine « Fair trade » pas toujours respectés. Il avait aussi proposé des niveaux d’exigences auxquelles devrait répondre le contrat en lançant le débat sur l’intégration du commerce local et le soutien à la production bio avec un pourcentage significatif.

Récemment, le cahier des charges attendu est finalement sorti. Le positif : l’exigence de s’engager sur le programme régional « Good food » et l’adhésion au PNNS (Plan National Nutrition Santé). Par contre, aucune exigence bio minimum n’a été imposée alors que le cahier des charges modèle de la Fédération Wallonie Bruxelles recommande 15% à partir de 2013 et 5% en plus chaque année ! Malheureusement, le Collège a choisi la facilité et décidé de repartir pour 4 ans avec LA multinationale de la cuisine industrielle ! Avec une offre à 17% de bio, on est loin des recommandations de la FWB. Qu’on le veuille ou non, la qualité de l’alimentation servie aux enfants va régresser : dans le contrat précédent, 100% de la viande était de qualité « différenciée » et d’origine belge (ou pays voisins pour le porc). En 2017, le 100% devient : 80% pour le porc, 59% pour le boeuf et 9% pour la volaille. Le jambon était 100% au label « Magistral », ce sera réduit à 19%. Pire, dans l’offre on trouve à titre d’exemple pour une période de référence, une mention de l’origine hors-Union Européenne pour le filet de poulet, le poulet en lamelles, les merguez d’agneaux, le rôti gigot d’agneaux et... le ravioli bolognaise pur boeuf . D’où proviennent-ils ?

L’enchaînement des scandales démontre chaque jour la faillite d’une agriculture industrialisée qui court à sa perte en mettant en danger la santé des consommateurs. A quand la reconnaissance que la solution de bon sens passe par le vrai bio local et la garantie qu’il apporte puisque la production est auditée et respecte un cahier des charges sévère ? Alors que l’on ne nous parle pas d’alimentation durable dans nos écoles avec un tel contrat !

Pour Ecolo : Jean-Claude Van der Auwera, conseiller communal

  • Chantal Dransart, Bernard Ide et Jean-Claude Van der Auwera, conseillers communaux
  • Thierry Doornaert, conseiller CPAS
  • Núria Bordes et Philippe Vandemeulebroucke, Co-Présidents d’Ecolo à WSL.