Infraction urbanistique "légalisée" : l’absence de bassin d’orage au Wolubilis ou "Après nous le déluge !"

Publié le jeudi 16 mars 2006

Mars 2006 : un conseiller communal Ecolo, Bernard Fincoeur, découvre le pot aux roses en consultant les décisions du Collège !

Qu’a fait le collège des Bourmestre et Echevins à Wolubilis ?

  1. Le collège rejette le 29 août 2000 la demande d’exemption de construction d’un bassin d’orage dans le projet du Village Culturel ;
  2. Le permis d’urbanisme délivré à l’entrepreneur et approuvé le 14 avril 2002 par le collège impose spécifiquement la construction d’un bassin d’orage (annexe 1 au permis) ;
  3. Le collège se déjuge et approuve le 9 mars 2004 une dérogation à l’obligation de construire un bassin d’orage sur le site du Village Culturel (rappelons que la commune s’exonère ainsi de ses obligations alors qu’est elle-même le véritable maître-d’oeuvre du chantier).
  4. Pour se couvrir, le Collège invoque un courrier de l’IBrA (devenu Vivaqua). Dans sa lettre du 13 février 2004, l’IBrA a déclaré que le bassin d’orage était inutile étant donné sa localisation dans le réseau. (avis de l’IBrA signé par M. Kindermans, Secrétaire Général).

Inondations Wolubilis

Cerises sur un gâteau déjà bien pourvu :

  • L’Echevin de l’urbanisme, D Frankignoul a proposé lors du conseil communal du 20 octobre 2005 de supprimer l’obligation d’équiper les nouvelles constructions de bassins d’orage ! Pour rappel, le règlement d’urbanisme communal (Règlement sur les bâtisses), article 108bis, impose depuis 1984 la construction d’un bassin d’orage à tout demandeur d’un permis de construire pour une nouvelle construction de surface au sol supérieure à 300 m2.
  • Suite à une interpellation en commission au CRB (Parlement bruxellois), le député Ecolo Yaron Peztat a obtenu que le directeur de l’IBrA soit invité à s’expliquer. Celui-ci à répondu à la question sur la nécessité de prévoir un bassin d’orage : "il y en a déjà un : LA STATION DE METRO". Plaisanterie ou manifestation de cynisme, cela renforce notre conviction que l’IBrA et ses dirigeants démontrent tous les jours leur incapacité à comprendre les phénomènes à l’origine des inondations et à fortiori à y apporter des solutions dans l’avenir. Bien entendu, Monsieur Kindermans s’est retrouvé en totale contradiction avec la politique menée au niveau régional et cela lui a été rappellé par plusieurs députés !

(Dossier Inondations - Wolubilis)