Survol de Bruxelles : action en cessation environnementale

Publié le mardi 10 juin 2014

Avion dans le ciel de WSL Depuis février dernier, des centaines de milliers de Bruxellois sont survolés suite au nouveau plan instauré par le Secrétaire d’Etat à la Mobilité Melchior Wathelet. Un plan mis sur pied sans concertation avec les Régions, sans évaluation environnementale préalable et sans application des solutions structurelles demandées depuis des années. Une décision incompréhensible qui a des conséquences désastreuses sur la qualité de vie des Bruxelloises et Bruxellois. A la demande de la Ministre bruxelloise de l’Environnement, Evelyne Huytebroeck, Bruxelles Environnement a procédé à l’évaluation de l’impact environnemental du plan Wathelet. Les premières conclusions de cette analyse, communiquées hier par la Ministre, confirment l’ampleur du chaos et des nuisances causées par ce nouveau plan. Sur une période de trois semaines avant et trois semaines après l’application du plan Wathelet, voici les principaux résultats

1. Explosion du nombre de Bruxellois survolés par le nouveau virage à gauche

Le nombre de Bruxellois survolés depuis la mise sur pied du nouveau virage à gauche a fortement augmenté. En Région de Bruxelles-Capitale (hors périphérie) :

  • ce sont maintenant les communes de Evere, Schaerbeek, Etterbeek, Auderghem, Ixelles, Watermael-Boitsfort, Woluwe-Saint-Pierre et Woluwe-Saint-Lambert qui sont plus largement survolées ;
  • le territoire bruxellois survolé a ainsi augmenté de 144%, la population survolée est passée de 152.000 à 388.000 personnes ;
  • 244.535 Bruxellois sont donc nouvellement survolés, contre 1.100 personnes qui ne le sont plus.

2. Explosion du nombre d’infractions aux normes de bruit bruxelloises

Un réseau de neuf sonomètres, placés sous les routes aériennes, mesure en permanence le bruit émis par les avions. Le 28 mars, un dixième sonomètre a été placé à Etterbeek (quartier La Chasse). Ainsi, tous les avions qui survolent la Région bruxelloise aujourd’hui sont détectés par les sonomètres qui ont bien enregistré une nette augmentation des infractions.

  • A l’Est de Bruxelles, la situation la plus dramatique est enregistrée par le sonomètre d’Etterbeek qui a été placé pour mesurer le nouveau virage élargi à gauche et qui démontre que 26% des vols le jour et 49% des vols la nuit ne respectent pas les normes de bruit bruxelloises et sont donc en infraction.
  • Dans le centre, sous la route du Canal, où l’on dénombre 230.575 personnes survolées, le nombre d’infractions enregistré par ce sonomètre augmente de + 60% le jour et de + 25% la nuit.

Pour Ecolo, le choix délibéré de Monsieur Wathelet et du Gouvernement fédéral de survoler des zones densément peuplées est inacceptable et injustifiable, tant sur le plan de la sécurité, que sur le plan de la santé publique et de la qualité de vie. Ecolo se réjouit que ces premiers éléments d’analyse permettent à la Région Bruxelloise et à sa Ministre de l’Environnement d’introduire une action en cessation environnementale auprès du tribunal de première instance de Bruxelles afin de suspendre ce plan absurde qui non seulement ne respecte pas la législation bruxelloise sur le bruit des avions mais qui n’a en plus fait l’objet d’aucune évaluation d’incidences ni d’aucune consultation de la population, contrairement aux règles européennes. Les solutions structurelles proposées par Ecolo

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A télécharger

Carte du virage à gauche (2014)
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